Design de mode : carrière passionnante dans un domaine fait rêver!

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J’ai eu le plaisir d’échanger avec Christiane Berthiaume, styliste, conférencière et enseignante en Design et commercialisation de la mode au Collège LaSalle. L’été dernier madame Berthiaume a accueilli une vingtaine d’élèves dans l’objectif de leur faire découvrir son secteur, sa passion : la mode. 

Parlez-moi des programmes en mode offerts au Collège LaSalle.

Nous offrons 2 programmes en mode au Collège : un diplôme d’études collégiales (DEC) en design de mode, le point de départ des grandes collections et un DEC en commercialisation de la mode, la façon la plus efficace d’apprendre les rudiments de la mise en marché de la mode. Les étudiants passent parfois d’une branche à l’autre en entrant sur le marché du travail, d’autres poursuivent leurs études à l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM, par exemple.

Le Collège LaSalle est un des collèges de mode des plus importants. Les élève terminent leurs études avec une formation vraiment extraordinaire et notre taux de placement est élevé.

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Parlez-moi de l’industrie de la mode à Montréal ou au Québec.

Les chiffres l’expriment, il y a de l’emploi dans notre industrie, particulièrement à Montréal : avec 70% des établissements de l’industrie québécoise, la région de Montréal se classe au 3e rang en Amérique du Nord pour la fabrication de vêtements.

On pense généralement à la confection quand on pense à la mode, mais il y a plein de métiers qui composent notre industrie dont : modéliste, patroniste, chef de produits, chef de collections, directeur artistique, chercheur de tendance, étalagiste, chroniqueur, bloggeur mode, rédacteur, styliste, attaché de presse, etc.

Montréal semble une pépinière à talents dans le domaine de la mode, je me trompe?

C’est vrai qu’on est des plus créatifs. Plusieurs finissants du Collège LaSalle sont d’ailleurs reconnus, par exemples : Marie Saint-Pierre, UNTTLD, HARRICANA, Dinh Bá et MARKANTOINE, qui fait parler de lui de plus en plus! (n.d.l.r. : On est fiers de noter que quatre d’entre eux participent ou ont participés comme mentors du programme Classes Affaires!!) Dès que les designers parviennent à flirter avec le milieu des vedettes, c’est une belle publicité.

Parlez-moi de votre expérience de mentor.

Ça été vraiment émouvant. J’ai trouvé ces jeunes extrêmement motivées, elles étaient impliquées et attentives. Ce fût une expérience surprenante du début à la fin. Je les ai d’ailleurs félicitées de prendre une semaine de leurs vacances pour venir découvrir l’école. J’ai beaucoup apprécié mon expérience, c’était une première année et ce fut une très belle surprise!

D’ailleurs cette semaine, j’ai confirmé que je participerai de nouveau l’été prochain.

Avez-vous senti un certain intérêt pour le secteur?

Beaucoup. On a eu l’occasion de démystifier le secteur. De savoir que ce n’était pas le premier choix pour certaines, m’a permis d’offrir mes connaissances sur le milieu d’une autre façon, sans devoir les convaincre, mais simplement de les intéresser.

Ce fut une belle opportunité de leur montrer que c’est une industrie qui va au-delà de ce que l’on voit à la télévision, les Kardashian, les tendances, ce qui est à la mode, etc.

Recommanderiez-vous le programme à d’autres organisations de votre domaine?

Absolument, c’est pertinent de préparer notre relève et de faire connaître l’industrie de la mode. Cette chance est offerte aux jeunes de découvrir un métier le temps d’une semaine et l’inverse doit être fait : le secteur de la mode doit prendre la possibilité d’aller vers les jeunes et ne pas attendre qu’ils viennent à nous, en stage par exemple. Si les industries sont proactives à s’intéresser aux jeunes, elles ont tout à gagner.


Quel message passeriez-vous aux jeunes intéressés par la mode?

Je leur dirais que c’est un domaine fascinant. C’est un milieu vivant dans lequel il y a beaucoup de challenges. C’est une grosse industrie, dont plusieurs aspects sont moins bien connus, comme le volet du commerce.

Les professions dans le domaine de la mode permettent de réaliser beaucoup de rêves. On devient très souvent touche-à-tout, ce qui nous permet de transiter vers des métiers connexes au fil de notre carrière.

J’ai l’expression anglophone en tête : Fashion is passion. Ce qui résume bien ma pensée : c’est un milieu vraiment passionnant!

Saviez-vous ce que vous vouliez faire à l’âge de 15 ans?

J’étais mannequin à l’époque. Ma mère organisait des défilés et son travail m’intéressait déjà grandement : l’organisation d’événements. Je me suis mise à faire du stylisme pour les défilés qu’elle coordonnait.

Plus tard, c’est le côté du vêtement comme outil de communication et du branding vestimentaire qui m’a intéressé. J’ai monté des conférences et puis j’ai participé à des événements en mode, pour la télé entre autres. Je suis encore styliste personnelle aujourd’hui, conférencière et professeur au Collège LaSalle.

Le mot de la fin…

J’aimerais bien avoir ces élèves-là dans ma classe un jour!

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