L’idée d’accompagner et de conseiller vous intéresse?

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Pourquoi ne pas viser une carrière en droit?

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Josée Lapierre, conseillère sénior en ressources humaines chez BCF Avocats d’affaires qui, soutenue par une équipe fédérée et ayant à cœur la relève, a accueilli deux jeunes stagiaires pour une première fois l’été dernier dans le cadre du programme Classes Affaires.

 

Parlez-moi du cabinet BCF Avocats d’affaires.

Il y a 22 ans, 9 avocats ont mis sur pied BCF et nous sommes près de 230 professionnels aujourd’hui : avocats, notaires, agents de brevet, agents de marque, etc. BCF, c’est un cabinet d’avocats qui se spécialise en droit des affaires. Au fil des années, se sont toutefois greffés différentes spécialités ou pratiques de droit comme la propriété intellectuelle, l’immigration d’affaires, le litige.

Chez BCF, nous faisons les choses autrement, nous sommes novateurs. Nous sommes très ‘’Québec inc.’’, nous supportons énormément ce qui est Québécois. On croit beaucoup en la jeune entreprise, en l’entrepreneuriat québécois.

Beaucoup d’élèves nous soulignent leur intérêt pour le droit, c’est un domaine qui semble très contingenté. Y a-t-il trop de relève et main-d’œuvre dans le secteur du droit?

Il n’y a pas trop de relève en droit. Chaque année, beaucoup d’étudiants s’inscrivent en droit, mais tous ne feront pas forcément avocats dans un cabinet. Le droit peut mener à plein de types de postes. En ce sens, on aura toujours besoin de relève.

C’est avec une certaine fierté qu’on remarque un changement qui s’opère auprès des étudiants en droit : il y a maintenant officiellement plus de femmes qui s’inscrivent en droit que d’hommes.

Quelle est la place de la relève chez BCF ?

Tout comme dans l’ensemble des cabinets, les jeunes avocats sont encadrés par des mentors, mais, chez BCF, on leur laisse beaucoup de place. On les écoute, ils ont souvent de bonnes idées, on les pousse à les réaliser et on y croit.

La relève c’est l’ADN de BCF. L’encourager fait partie de nos valeurs. Dans le cadre du programme Classes Affaires je ne vois donc pas pourquoi BCF ne participerait pas. C’est de la jeune jeune relève. Si on arrive à mettre une étincelle dans les yeux d’un jeune qui sera peut-être un futur associé, pourquoi pas?

 

Parlez-moi de votre expérience de mentor.

D’emblée, j’ai un fils de leur âge donc, j’avais l’impression d’être avec des amis de mon fils.

D’un point de vue professionnel par contre, je ne savais pas à quoi m’attendre. Ils sont beaucoup plus jeunes que nos étudiants en droit habituels. On est habitué aux étudiants en droit qui font la course aux stages.

C’était très intéressant de pouvoir observer leur évolution du début à la fin du stage. C’était très motivant de réaliser à quel point ils se sont épanouis, sont sortis de leur coquille, se sont affirmés au fil de la semaine. Plus les jours passaient, plus leurs connaissances grandissaient face au droit et plus leurs questions étaient ciblées.

À la fin du stage, ils avaient également une meilleure idée du droit qui leur provenait de ce qu’on voit à la télévision. On a pris le temps de démystifier le tout dès le début du stage. On a longuement parlé de ce qu’ils pensaient qu’était le droit comparativement à ce que c’est. Les différents professionnels avec lesquels ils ont eu des rencontres ont également parlé de leur réalité en soulignant les différences avec ce qu’on retrouve dans l’esprit populaire. Ça a été une nouvelle expérience très intéressante.

Recommanderiez-vous le programme à d’autres cabinets d’avocats?

Oui, je recommanderai Classes Affaires. Je comprends toutefois qu’il y ait peu de cabinets partenaires, c’est du temps à impartir pour faire de l’activité un succès.

C’est aux différents cabinets de voir si la préparation de la relève fait partie de leurs valeurs.

Pour BCF, la relève à tous les niveaux nous importe, pas juste celle qui est sur les bancs de l’école à l’université.


Quel message transmettriez-vous aux jeunes intéressés par le droit?

Je leur dirais que le droit peut ouvrir les portes sur différentes choses, mais à prime abord, il faut être curieux, avoir le désir de conseiller, de travailler côte à côte avec des entreprises par exemple, et avoir l’envie de les accompagner.

Dans cet ordre d’idées, BCF a mis sur pied le programme ‘’BCF Imagine’’ qui nous permet de supporter les start-up et les accompagner à ces moments critiques, c’est en quelque sorte faire partie de l’histoire de ces entreprises.

Si l’idée d’accompagner, de conseiller vous intéresse tant mieux et je vous encourage à vous diriger vers le droit!

 

Parlez-moi de vous à 15 ans. Est-ce que vous vous êtes rapidement dirigée vers les ressources humaines?

Pas du tout! À 15 ans, je voulais travailler pour la garde côtière! Les ressources humaines sont arrivées plus tard et par hasard. C’est venu d’un premier intérêt pour le contact avec l’humain, avec les gens.

 

Cet article fait partie d’une série de portraits de mentors 2017 qui seront publiés ponctuellement, d’ici l’été.

Crédits photos :
Les photos identifiées avec le logo de Montréal Relève ont été réalisées par Sarah Geerits
La photo de Madame Josée Lapierre a été réalisée par François Couture dans le cadre d’un mandat pour RRM.

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