9 questions posées à une mentor du secteur services sociaux et communautaires!

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J’ai eu la chance de m’entretenir avec Marilène Paquin, coordonnatrice des programmes et services au Centre de jour Évasion, qui a accueilli la jeune Adèle, de l’école secondaire Sophie-Barat, l’été dernier dans le cadre d’une première expérience comme mentor Classes Affaires.
1- Parlez-moi du Centre Évasion.

Le Centre Évasion est une entreprise d’économie sociale située dans Côte-des-Neiges et fondée en 2004 par madame Ramona Mincic. Nos services permettent d’offrir des activités thérapeutiques visant à stimuler le cognitif et le physique chez les personnes âgées qui souffrent de différentes pathologies. On offre nos services au centre de jour dans Côte-des-Neiges, à domicile ou encore en résidence. On dessert une clientèle atteinte de la maladie d’Alzheimer, de Parkinson et d’autres démences ainsi que de cas légers en déficience intellectuelle.

En incluant le volet administratif, on est une équipe d’une vingtaine de personnes. L’équipe terrain est majoritairement composée de professionnels et d’étudiants en éducation spécialisée, en gérontologie, en loisirs et en travail social. On embauche également récréologues, art-thérapeutes et on fait aussi affaire avec d’autres spécialistes externes. L’équipe est complétée par plusieurs bénévoles et stagiaires que l’on accueille chaque année.

2- Parlant de stagiaires, comment s’est passée votre expérience de mentor Classes Affaires?

Nous avons cliqué tout de suite. La jeune était vraiment charmante et très accueillante avec les participants. Elle avait déjà côtoyé dans sa famille des personnes vivant avec des pertes cognitives. Elle n’a donc pas eu d’effet de surprise vis-à-vis notre clientèle et elle s’est facilement intégrée avec les participants, mais aussi avec l’équipe.

Il faut le dire, la clientèle avec les personnes âgées vivant avec des pertes cognitives, ce n’est pas toujours facile et ce n’est pas tout le monde qui peut travailler avec ces gens-là. J’ai trouvé fantastique de pouvoir faire connaître notre clientèle à la relève et faire vivre ce type d’expérience à une jeune. C’est tellement un beau programme, vous êtes à découvrir!

3- Quels sont les besoins en relève dans votre domaine ?

Les besoins sont existants et on le sait, dans la santé ce n’est pas toujours évident. Ce qui est certain c’est qu’en travail social ou en éducation spécialisée auprès de personnes atteintes de pertes cognitives, il y a de l’avenir! Il y aura toujours de l’emploi auprès des personnes âgées.

4- Avez-vous gardé contact avec votre stagiaire?

Oui! Elle est revenue faire du bénévolat et elle disait à notre coordonnatrice qu’elle voulait revenir encore. On a vraiment eu un bon contact, une bonne chimie. Je ne sais pas si elle va poursuivre ses études là-dedans mais elle aurait définitivement le profil pour le faire.

5- Recommanderiez-vous le programme Classes Affaires à d’autres organisations?

Oui, tellement! Je le fais déjà. La 3e secondaire est un âge critique. Tu te poses des questions, l’école te pose des questions, te demande où tu veux aller. Vivre une expérience de stage où les élèves ont la possibilité de voir ce qui pourrait les intéresser plus tard, c’est génial!

On est habitué de travailler en équipe à l’accueil de stagiaires, mais celle-ci était plus jeune, ce fût un beau projet. C’était très enrichissant d’accueillir cette élève-là et je me dis : si on peut faire connaître cette clientèle à nos jeunes et leur donner le goût de travailler dans notre domaine, tant mieux!

6- Avez-vous un bon souvenir du stage?

Globalement, ce sont les bons contacts entre la stagiaire et les participants. Ils l’a trouvait jeune et elle ne le prenait pas personnel, elle jouait là-dessus, elle embarquait et cela ne la dérangeait pas.

7- Auriez-vous un message à adresser à un jeune qui souhaiterait faire un stage dans votre organisation?

C’est une belle expérience pour apprendre sur soi. C’est une clientèle qui peut être déstabilisante. Vivre une expérience de stage ici t’amènera à développer ta sensibilité envers une clientèle plus vulnérable.

On commence à parler de la maladie d’Alzheimer, mais souvent cette maladie fait encore peur. Vivre cette expérience permet de se rendre compte que, malgré la maladie, certaines personnes restent très cultivées. Souvent, elles conservent des souvenirs très précis du passé et elles peuvent nous apprendre plein de choses sur le métier qu’elles faisaient auparavant.

C’est une belle expérience, une expérience de vie, tant que tu es ouvert à cette clientèle.

8- Votre expérience vous a-t-elle encouragée vis-à-vis les prochaines générations de travailleurs?

Je suis une personne positive, je fais confiance et ce que j’ai vu en cette jeune fille-là c’est du beau potentiel. Elle était allumée et posait des bonnes questions. Je trouve que le taux de jeunes qui veulent prendre part aux stages Classes Affaires est aussi très inspirant pour la relève. Choisir de prendre une semaine de leur été pour explorer un milieu d’adultes, c’est impressionnant!

9- Le mot de la fin…

Bravo à toute votre équipe! On est bien encadré, vous prenez soin des organismes partenaires. C’est toujours plaisant d’échanger avec vous, les réponses sont toujours rapides, vous êtes disponibles. C’est génial ce que vous faites et ça donne le goût de continuer avec vous!

Merci !

 

Cet article fait partie d’une série de portraits de mentors 2017 qui seront publiés ponctuellement, d’ici l’été.

Crédits photos :
Les photos identifiées avec le logo de Montréal Relève ont été réalisées par Sarah Geerits.

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